Œuvre

Où es-tu ? (2001)

La vérité c'est que tu as peur de vivre et c'est pour surmonter cette peur que tu es partie assister les autres. Quel étrange destin que d'ignorer ceux qui t'aiment pour aller donner de l'amour à ceux que tu ne connaîtras pas !
C'est si facile d'oublier ses fautes, de mettre l'erreur au compte d'une fatalité qui masque nos paresses.
je peux témoigner de cet étrange sentiment, je suis là au milieu de tous ces morts, et je sens comme jamais que je suis en vie. Quelque chose a changé, pour moi vivre n'est plus un droit, c'est devenu un privilège.
Le paradoxe, c'est que je ne serai jamais ta mère, mais toi, tu seras toujours ma fille.
Tu sais quel est mon paradoxe ? je n'ai peut-être jamais été ta fille, mais toi tu seras toujours ma mère.
Je ne vis pas dans l'attente mais dans l'instant. Elle m'aime telle que je suis.
Parfois j'oublie que tu m'aimes comme ça et je me sens coupable de ne pas savoir t'aimer aussi bien.
Certaines blessures de l'enfance ne cicatrisent pas, elles se font oublier, le temps de nous laisser grandir, pour mieux resurgir plus tard.
Je ne rêve pas d'un amour parfait mais je ne veux pas vivre au conditionnel et encore moins à l'imparfait.