Mais, à l'expression de ton visage, je comprends que tu veux raconter combien nous sommes pauvres, combien nous sommes différents des gens qui lisent tes romans. Je ne voudrais pas que tu me mettes dans un tel roman.
Dans un pays d'oppression comme le nôtre, où on n'accorde aucune valeur à l'être humain, se détruire pour ses croyances n'a pas de sens. Les grands principes, les nobles croyances, tout ça c'est pour les gens des pays riches.
La cause de notre attachement à notre Dieu ici-bas n'est pas, comme le croient les Occidentaux, le fait que nous soyons aussi pauvres, c'est notre insatiable curiosité à l'égard de notre raison d'être dans ce monde et de ce qu'il y a dans l'autre monde.
Le rêve d'héroïsme, c'est la consolation des malheureux.
Une fois par vie, il neige dans nos rêves.
Dieu, ce n'est pas une question d'intelligence ou de foi, c'est une lucidité rappelant que toute vie est une énigme.
Si on savait exactement pourquoi on se suicidait, si on pouvait en formuler clairement la raison, on ne se suiciderait pas.
La plus grosse tromperie vieille de milliers d'années réside en ceci: on a confondu être pauvre et être idiot.
Le problème du vrai poète est toujours le même. S'il est heureux pendant une longue période, il devient ordinaire. S'il est malheureux pendant une longue période, il ne peut plus trouver en lui la force de tenir en vie sa poésie.
Le vrai problème du vrai poète est toujours le même. S'il est heureux pendant une longue période, il devint ordinaire. S'il est malheureux pendant une longue période, il ne peut plus trouver en lui la force de tenir en vie sa poésie.