Œuvre

Limonov (2011)

Je me méfie toujours des unions sacrées-même réduites au petit cercle qui m'entoure.
Dès l'instant où un homme a le courage de la dire, personne ne peut plus rien contre la vérité.
Soljenitsyne l'avait annoncé : Dès que l'on commencera à dire la vérité, tout s'effondrera.
Les Moldaves sont tellement misérables qu'ils rêvent de redevenir roumains, c'est dire.
Il comprend une chose essentielle, c'est qu'il y a deux espèces de gens : ceux qu'on peut battre et ceux qu'on ne peut pas battre, et ceux qu'on ne peut pas battre, ce n'est pas qu'ils sont plus forts ou mieux entraînés, mais qu'ils sont prêts à tuer.
La vérité que personne n'ose dire c'est que la guerre est un plaisir, le plus grand des plaisirs, sinon elle s'arrêterait tout de suite.
Les Russes, pensent Edouard, savent mourir, mais pour ce qui est de l'art de vivre ils sont toujours aussi nuls.