Les Moldaves sont tellement misérables qu'ils rêvent de redevenir roumains, c'est dire.

À lire aussi de Emmanuel Carrère

Il dit : « Le côté social était faux, mais le côté affectif était vrai. » Il dit qu'il était un faux médecin mais un vrai mari et un vrai père, qu'il aimait de tout son coeur sa femme et ses enfants et qu'eux l'aimaient aussi .
Mais la seconde fois, avant de la quitter, il lui a dit qu'il avait quelque chose d'un peu délicat à lui annoncer : Il l'aimait.
La vérité que personne n'ose dire c'est que la guerre est un plaisir, le plus grand des plaisirs, sinon elle s'arrêterait tout de suite.
Je savais, après avoir tué Florence, que j'allais tuer aussi Antoine et Caroline et que ce moment, devant la télévision, était le dernier que nous passions ensemble. Je les ai câlinés. J'ai dû leur dire des mots tendres, comme « Je vous aime. » Cela m'arrivait souvent, et ils y répondaient souvent par des dessins. Même Antoine qui ne savait pas encore bien écrire savait écrire « Je t'aime ».
C'est un thème récurrent, je l'ai observé dans les foyers catholiques : l'humour du prêtre ; les blagues de prêtre : rien que d'y penser, j'en ai le frisson.
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Dans la même œuvre

Je me méfie toujours des unions sacrées-même réduites au petit cercle qui m'entoure.
Dès l'instant où un homme a le courage de la dire, personne ne peut plus rien contre la vérité.
Soljenitsyne l'avait annoncé : Dès que l'on commencera à dire la vérité, tout s'effondrera.
Il comprend une chose essentielle, c'est qu'il y a deux espèces de gens : ceux qu'on peut battre et ceux qu'on ne peut pas battre, et ceux qu'on ne peut pas battre, ce n'est pas qu'ils sont plus forts ou mieux entraînés, mais qu'ils sont prêts à tuer.
La vérité que personne n'ose dire c'est que la guerre est un plaisir, le plus grand des plaisirs, sinon elle s'arrêterait tout de suite.