Œuvre

Lettres à l'amant (1985)

L'amour n'est que l'éternel dans l'éphémère.
Je n'avais aimé qu'avec tendresse. Mais à présent quel nom donner à cette grand faim de toi, à cette douleur latente, savourée, qui m'alourdit comme un enfant dans ma chair, à cette grande peine qui me fait rire haut et chanter le matin ?
J'ai peur qu'accoutumé à voir la beauté des choses, des éléments, ou des créations humaines, vous n'ayez un moment oublié de la chercher dans les âmes, dans les êtres eux-mêmes. Ou peut-être vous aurez seulement oublié qu'on ne voit bien qu'avec le coeur.
L'amitié, comme l'amour, a goût d'irrémédiable.
Je t'avais bien dit que j'étais terriblement encombrante... Garde-moi tout de même, s'il te plaît... Qu'est-ce que je deviendrais sans toi ? Je t'embrasse fort, comme je t'aime.