Œuvre
Les Suppliantes (v. 490 av. J.-C.)
Un autel vaut mieux qu'un rempart : c'est un bouclier infrangible.
Un langage altier ne sied pas à des faibles.
Le Coryphée : - Qui aimerait payer pour avoir un maître ? - - Le Roi : - C'est pour les mortels la façon d'accroître leur force. - - Le Coryphée : - Et aussi de se tirer aisément de l'indigence.
Le Coryphée : - La justice protège ceux qui combattent pour elle. - Le Roi : - Oui, si dès le début elle a été de votre côté.
Le peuple aime à critiquer ses chefs.
On est toujours porté à prendre le parti des plus faibles.
La crainte est impossible à maîtriser quand elle est excessive.
Une femme qu'on laisse seule n'est plus rien.
Chacun porte une langue prête à médire de l'étranger et se laisse aller facilement à le salir de ses propos.
Comment serait-il pur, l'oiseau qui dévore l'oiseau ? Et comment serait pur celui qui veut épouser une femme malgré elle et malgré son père ?