Œuvre
Les Ruines du ciel (2009)
Selon Giacometti, au musée, les gens sont bien plus extraordinaires que les tableaux qu'ils admirent.
Quelle que soit la personne que tu regardes, sache qu'elle a déjà plusieurs fois traversé l'enfer.
Ce n'est pas compliqué d'écrire: il suffit d'y donner chaque seconde de sa vie.
Il y a la mode et il y a le ciel, et, entre les deux, rien. Ce qui rend la lecture de la vie difficile, c'est qu'il y a des modes de tout, même du ciel.
Les livres sont les bougies allumées que nous rapprochons de notre visage. La cire brûlante des mots coulant sur l'âme la tire du mortifère sommeil du monde.
On dirait que les riches sont à un centime près.
A sainteté c'est juste de ne pas faire vivre le mal qu'on a en soi.
Chacun au fond du puits de son âme attend qu'un visage se penche à la margelle.
Pas d'infini sans clôture.
Aux enfants on apprenait jadis que Dieu est dans le ciel. Mais qui leur apprendra que le ciel est sur terre, partout étincelant dans les choses simples ?
Les livres sont des bougies allumées que nous rapprochons de notre visage. La cire brûlante des mots coulant sur l'âme la tire du mortifère sommeil du monde.
Dieu tenait au dix-septième siècle la place qu'aujourd'hui tient l'argent. Les dégâts étaient moindres.
Tout ce qu'on fait en soupirant est taché de néant. Chaque jour a son poison et, pour qui sait voir, son antidote.