La littérature moderne, à laquelle le bégueulisme jette sa petite pierre, a-t-elle jamais osé les histoires de Myrrha, d'Agrippine et d'Oedipe ...
Œuvre
Les Diaboliques (1874), La vengeance d'une femme
J'ai en moi la puissante dissimulation de ma race qui est italienne, et je me bronzais, jusque dans les yeux, pour qu'il ne pût pas soupçonner ce qui fermentait sous ce front de bronze où couvait l'idée de ma vengeance.
Elle s'arrêta. De livide, elle était devenue pourpre. La sueur lui découlait des tempes. Elle s'enrouait. Etait-ce le croup de la honte?...
Demandez-leur le nombre d'incestes (par exemple) enterrés dans les familles les plus fières et les plus élevées, et voyez si la littérature, qu'on accuse tant d'immorale hardiesse, a osé jamais les raconter, même pour en effrayer!
Les crimes de l'extrême civilisation sont certainement plus atroces que ceux de l'extrême barbarie par le fait de leur raffinement, de la corruption qu'ils supposent, et de leur degré supérieur d'intellectualité.
Il était étranglé! Les noirs lui avaient jeté autour du cou ce terrible lazo avec lequel on étrangle, au Mexique, les tauraux sauvages.
Et avec la fierté d'une bassesse qui était sa Vengeance, elle ajouta: «Je ne suis qu'une fille à cent sous».