Œuvre

Les chants de Maldoror (1869), II

La conscience juge sévèrement nos pensées et nos actes les plus secrets, et ne se trompe pas.
On plaint le jeune homme qui s'est suicidé, on l'admire, mais on ne l'imite pas. Et, cependant, lui, a trouvé très naturel de se donner la mort, ne jugeant rien sur la terre capable de le contenter, et aspirant plus haut.
Il commençait à me sembler que l'univers, avec sa voûte étoilée de globes impassibles et agaçants, n'était peut-être pas ce que j'avais rêvé de plus grandiose.