Œuvre

Les Caractères (1696), 71, VII, Du coeur

Il sentirait d'abord l'empire et l'ascendant qu'on peut prendre sur son esprit, et il secouerait le joug par honte ou par caprice: il faut tenter auprès de lui les petites choses, et de là le progrès jusqu'aux plus grandes est immanquable.
Pour gouverner quelqu'un longtemps et absolument, il faut avoir la main légère, et ne lui faire sentir que le moins qu'il se peut sa dépendance.