Il en a toujours été ainsi de l'amour, il ne connaît sa véritable profondeur qu'à l'instant de la séparation.
En vérité la soif de confort tue l'ardeur de l'âme, et suit alors ses funérailles en ricanant.
Vous juger selon vos échecs serait reprocher aux saisons leur inconstance.
Lorsque tu te sépares de ton ami, ne t'affliges pas; car ce que tu préfères en lui peut apparaître plus clairement en son absence, comme la montagne apparaît plus clairement à l'alpiniste quand il l'aperçoit de la plaine.
Ne pensez pas que vous pourrez diriger le cours de l'amour car l'amour, s'il vous en trouve digne, dirigera votre cours.
Votre maison est votre corps déployé. Elle s'épanouit au soleil et dort dans le silence de la nuit.
Toute connaissance est vaine, s'il n'y a pas travail. Et tout travail est vide, s'il n'y a pas amour. Et lorsque vous travaillez avec amour, vous liez vous-même à vous-même, et aux uns et aux autres. Le travail est l'amour rendu visible.
Mais vous qui êtes forts et rapides, veillez à ne pas boiter devant les boiteux, en croyant vous montrer gentils.
L'amour qui ambitionne autre chose que la révélation de son mystère n'est pas amour mais un filet jeté, lequel n'attrape que l'inutile.
Lorsque deux femmes parlent elles ne disent pas grand chose, quand une femme parle elle dit tout de la vie.
Ecoutez la femme quand elle vous regarde non quand elle vous parle.
N'oubliez pas que la pudeur sert de bouclier contre les regards impurs. Et quand l'impur n'est plus, que devient la pudeur sinon une souillure de l'esprit ?
N'oubliez pas que la terre prend plaisir à sentir vos pieds nus et que les vents aspirent à jouer avec vos cheveux.
Rester l'un avec l'autre, mais pas trop près l'un de l'autre : car les piliers du temple sont éloignés entre eux.
Celui qui porte sa moralité comme son plus beau vêtement ferait mieux d'aller nu. Le soleil et le vent ne feront pas d'accroc dans sa peau.
C'est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit.
Votre maison est votre corps élargi. - Elle grandit au soleil et dort dans la quiétude de la nuit. Et son sommeil n'est pas sans rêves. Votre maison ne rêve-t-elle pas ? Et en rêve ne quitte-t-elle pas la ville pour le bosquet sur la colline ?
Votre corps est une harpe pour votre âme. - A vous d'en tirer une douce musique ou des sons confus.
Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour un carcan : - Qu'il soit plutôt mer mouvante entre les rives de vos âmes. - Remplissez, chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas la même.
La beauté est douce et bonne. Comme une jeune mère un peu embarrassée par sa propre fierté, elle se promène parmi nous.
La beauté est affaire de puissance et de terreur. Comme la tempête, elle secoue la terre sous nos pieds et le ciel sur nos têtes.
La beauté est un doux murmure. Elle parle en notre esprit. Sa voix cède à nos silences comme une faible lumière qui tremble de peur devant l'ombre.
La beauté n'est pas un besoin mais un ravissement. Ce n'est pas une bouche assoiffée ni une main vide et tendue. Mais plutôt un coeur enflammé et une âme enchantée.
Celui qui porte sa moralité comme son plus beau vêtement serait mieux tout nu.
Dans la douceur de votre amitié, qu'il y ait des rires, et le partage des plaisirs.