Œuvre

Le Monde des livres, par Raphaëlle Rérolle, 02 février 2012

Je pars d'images, plus que d'idées. Des images précises que j'ai en mémoire et qui font une histoire, en fonction de la manière dont elles s'assemblent.
Dans un bon roman, ce n'est pas l'intellect qui doit briller, mais autre chose : une beauté surgie des formes.
On ne réussit jamais 100 % de ce qu'on voudrait faire. Le bonheur est un mot trompeur. On a des moments de bonheur, c'est tout. Par exemple, quand on a beaucoup travaillé un chapitre et que, soudain, un petit détail illumine tout le reste, lui donne du sens. Un détail que, souvent, le lecteur ne verra même pas.
On ne réussit jamais 100 % de ce qu'on voudrait faire. Le bonheur est un mot trompeur. On a des moments de bonheur, c'est tout.
Dire la vérité par la littérature, oui, j'y pense toujours. La vérité a des visages différents et parfois contradictoires. On doit toujours pactiser, d'une manière ou d'une autre, avec la réalité, c'est là la seule vérité.
La vérité a des visages différents et parfois contradictoires. On doit toujours pactiser, d'une manière ou d'une autre, avec la réalité, c'est là la seule vérité.
Si l'on écrit, c'est bien qu'on ne se satisfait pas de ce qui existe. On essaie de corriger le réel, d'en donner d'autres versions.