Œuvre
Le Mas Théotime (1945)
Débouté sans recours sur la question de l'eau, il en conçoit un sourd dépit qui le pousse à m'intenter un procès de bornage.
Alors tout le monde se dressa et on leva les verres. A la plus haute période du banquet, il était de rigueur, chez nous, de brinder en faisant un voeu, puis d'échanger les coupes et de s'embrasser, garçons et filles.
Du cellier qui sentait le bois et la futaille émanaient des coulées d'air. Il restait dans cette retraite des réserves d'ombre et de fraîcheur.
Des celliers aux mansardes, elle avait exploré, pièce par pièce, les profondeurs de la vieille demeure.
A la plus haute période du banquet, il était de rigueur, chez nous ... d'échanger les coupes et de s'embrasser, garçons et filles.
En août, dans nos pays, un peu avant le soir, une puissante chaleur embrase les champs.
L'été s'enfonce dans Septembre avec ses grandes poussières, ses buées du matin et, le soir, ses parfums immenses d'herbes sèches, de pins, de rocailles brûlantes et de bois calciné.
On n'atteint à la paix du coeur, si elle est de ce monde, que par le travail inlassable, la déception fréquente, et le sentiment d'une juste humilité.
Alors des profondeurs du sol, où l'argile se cuit à feu couvert, jusqu'aux hauteurs du ciel où montent, aspirées, les molécules flamboyantes des poussières, s'élève l'édifice immense de l'été.