Œuvre

Le Giaour (1813)

Hélas! un coeur saignant d'une blessure intérieure n'a plus rien à redouter des atteintes du dehors: déchu de tout ce qu'il connaît de bonheur, qu'importe dans quel abîme il tombe.
Les coeurs tendres sacrifient volontiers à l'amour, mais ils ne lui sont jamais entièrement acquis : ils sont trop timides pour partager tous ses périls, trop doux pour attendre ou braver le désespoir.
Ce que nul ne partage avec nous nous est insupportable ; le bonheur lui-même nous serait douloureux à porter seuls.