Auteur

George Gordon, lord Byron

Dans l'espoir de mériter le ciel en faisant de la terre un enfer.
Dans sa première passion, la femme aime son amant, - et dans toutes les autres, tout ce qu'elle aime est l'amour.
Dans tout son carquois, le Diable ne possède aucune flèche qui puisse percer le coeur comme le fait une douce voix.
Et si je ris de toute chose ici-bas, - C'est afin de n'en pas pleurer.
L'argent est la lampe d'Aladin.
Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
Les épines que j'ai recueillies viennent de l'arbre que j'ai planté.
Si l'homme calculait son existence par le bonheur et comptait ses heures de joie pour des années de vie, dites! compterait-il jusqu'à soixante?
Rien de plus délicieux dans la vie que le coin du feu, une salade de homards, du champagne et la causette.
Je m'éveillai un matin et me trouvai célèbre.
L'amitié est l'amour sans ailes.
L'amour d'un homme n'occupe qu'une partie de sa vie d'homme; - L'amour d'une femme occupe toute son existence.
Plus je vois les hommes, moins je les aime; si je pouvais en dire autant des femmes, tout serait pour le mieux.
Italie! Italie! toi qui possèdes - Le don fatal de la beauté.
Et quand tes fils sont condamnés aux fers - Et plongés dans l'obscurité du cachot humide, - Ils sauvent leur patrie par leur martyre - Et la gloire de la liberté ouvre l'aile à tous les vents.
Qu'est-ce qu'un personnage? Ce n'est que la vérité d'une mascarade.
Je n'ai pas aimé le monde et le monde ne m'a pas aimé; je n'ai jamais loué son haleine fétide, ni fléchi patiemment le genou devant ses idoles - ni ridé mes joues à lui sourire - ni fatigué ma voix en criant à ses échos.
Mais les mots sont des choses, et une petite goutte d'encre, - Tombant comme la rosée sur une pensée, produit - Ce qui fait penser des mille, peut-être des millions.
Il y a de la musique dans le soupir du roseau; - Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau; - Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre. - Leur terre n'est qu'un écho des astres.
Tant que durera le Colisée, Rome durera; quand le Colisée tombera, Rome tombera, et avec Rome, le monde.
C'est étrange, mais vrai; car la vérité est toujours étrange, - Plus étrange que la fiction.
Fuir les hommes, ce n'est pas les haïr: tout le monde ne se sent pas fait pour s'agiter et travailler avec eux.
Le vin console les tristes, rajeunit les vieux, inspire les jeunes, soulage les déprimés du poids de leurs soucis.
Si l'on extrait d'une vie la petite enfance (qui est végétative), le sommeil, les repas et la trobote (boutonnage et déboutonnage), que reste-t-il d'existence pure? L'été d'un loir.
Le bonheur naît jumeau.

Œuvres de George Gordon, lord Byron

Après la publication de Childe Harold, 1812.Caïn (1821)Cité dans Eloge des femmes mûres (2006) de Stephen Vizinczey.Don Juan (1819)Don Juan (1819), Chant IDon Juan (1819), Chant IIIDon Juan (1819), Chant XIIDon Juan (1819), Chant XIVDon Juan (1819), III, 3Don Juan (1819), IV, 4Don Juan (1819), XII, 12Don Juan (1819), XIII, 6Don Juan (1819), XVHeures de loisirs, poésies originales et traduites (1807)Heures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), L'amitié est l'amour sans ailesHeures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), L'amitié est l'amour sans ailes !Heures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), Le dernier adieu de l'amourHeures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), Vers adressés à une jeune dameJournal, 14 novembre 1813La Fiancée d'Abydos (1813)