Œuvre
Le dictionnaire de ma vie (2016)
POLITIQUE : J'ai toujours été un homme du centre. Je veux me laisser la possibilité de prendre les bonnes idées là où elles se trouvent, et elles se trouvent partout. À gauche comme à droite.
FEMMES : L'adultère est un sport de haut niveau réservé à des funambules. Il faut vraiment être très fort, surtout lorsque l'on n'a pas de mémoire… Moi, j'ai été lamentable.
VIE : J'aime le suspens, j'aime les surprises, je ne demande pas à l'ouvreuse de me raconter la fin du film : je crois à la force du présent comme seule valeur sûre de la vie.
Quand on est un homme d'action comme moi, on fonce. On regarde un peu dans le rétro mais pas trop. Et puis là, d'un seul coup, je me suis dit : « Tiens, ce ne serait pas si mal de scruter un peu en arrière, d'essayer de comprendre ce scénario incroyable que j'ai la chance de vivre depuis ma naissance.»
Pendant la guerre, pour mon anniversaire, ma mère m'avait offert une banane et une orange. C'était énorme, aujourd'hui, on ne peut expliquer cela à un enfant. J'ai vu cette banane, je l'ai épluchée, je l'ai mangée, puis j'ai mangé l'orange. Je me souviens encore de ce cadeau formidable.
Comme je me souviens d'un certain Noël. Je devais avoir cinq ou six ans, mon grand-père m'avait emmené découvrir les vitrines des grands magasins et expliqué le principe du père Noël. J'avais alors élaboré une liste exhaustive, un avion, un train – tant qu'à faire, si ce mec est aussi généreux... . Et puis, le soir de Noël, au pied de l'arbre, je n'avais qu'un seul cadeau. Et qu'y avait-il dans le paquet ? Une boîte de crayons de couleur ! Devant ma consternation, ma mère m'avait ainsi réconforté : « Tu sais, avec ces crayons de couleur, tu peux dessiner un train, un avion... Tu peux tout avoir.»
Les temps modernes ont fabriqué une génération d'enfants gâtés dès les années 1930, lorsque les machines ont commencé à remplacer les hommes. C'est particulièrement flagrant autour de l'arbre de Noël : il y a tellement de cadeaux que les mômes ont du mal à faire des choix. Le principe qui s'impose, c'est d'ouvrir le cadeau sans regarder ce qu'il y a dans la boîte puis de passer au suivant. C'est compliqué, mais trop de cadeaux tuent le cadeau.
La vie est un jeu compliqué qui permet de ne pas voir le temps passer.
Les premières fois, dans tous les domaines, voilà ce qui m'excite.
Les habitudes, le confort, la plupart des gens s'en contentent. C'est pourtant le cancer de la vie, un cancer dont on ne se remet jamais. En ce qui me concerne, le goût de l'aventure a toujours été plus fort. Je ne tiens pas en place, ma base, c'est le mouvement.
En ce qui me concerne, le goût de l'aventure a toujours été plus fort. Je ne tiens pas en place, ma base, c'est le mouvement.
Ma vraie nature, c'est le voyage.
Définitivement, j'aime de plus en plus l'aventure. C'est ma façon d'être perpétuellement vivant, attentif, mobilisé à 300 % à l'instar des chasseurs. Ce n'est pas que je les apprécie particulièrement, ils sont là pour tuer, mais ils vivent intensément, avec cette nécessité de demeurer toujours vigilants pour ne pas rentrer bredouilles. Nous sommes tous des chasseurs. Des chasseurs de femmes, de succès, de relations. Des traqueurs de vie aux aguets qui en oublient de songer à eux-mêmes.
Nous sommes tous des chasseurs. Des chasseurs de femmes, de succès, de relations. Des traqueurs de vie aux aguets qui en oublient de songer à eux-mêmes.
J'ai trois grands amours : la vie, les femmes et le cinéma.
À court terme, nous avons tous plus ou moins ce que nous méritons. L'injustice règne, mais, avec le jeu des compensations, les riches ne sont pas à l'abri des soucis, les gens beaux ne sont pas à l'abri d'être cocus… Il n'y a pas de sécurité.
Il faut savoir être bon perdant. Les bons perdants fabriquent les gagnants de demain.
Le talent, c'est l'idée, mais il n'y a pas de talent sans travail.
S'il n'y avait que du bien, on s'ennuierait à mourir. Le vrai plaisir de la vie, ce sont les surprises, les bonnes et les mauvaises.
Le vrai plaisir de la vie, ce sont les surprises, les bonnes et les mauvaises.
Le jour donne la force à la nuit, la nuit donne la force au jour. Il faut des salauds et des braves gens, des tricheurs, des violeurs. S'il n'y avait pas de violeurs, on n'apprécierait pas autant ceux qui ne violent pas, ceux qui respectent l'autre.
Le jour donne la force à la nuit, la nuit donne la force au jour.
Trois secondes de bonheur peuvent justifier soixante ans d'emmerdements.
Vie : Je suis dans les prolongations, j'espère bien faire les tirs au but.
Vie : Le présent est jubilatoire.