FEMMES : L'adultère est un sport de haut niveau réservé à des funambules. Il faut vraiment être très fort, surtout lorsque l'on n'a pas de mémoire… Moi, j'ai été lamentable.

À lire aussi de Claude Lelouch

J'aime la vie, c'est le plus grand scénariste du monde, le plus incroyable, mon scénariste préféré. Le cinéma, c'est la vie en mieux. On y rencontre les personnages de la rue en plus beaux, plus intelligents, plus sexy. Comme des modèles améliorés, réussis et performants. Dans l'histoire du cinéma, tous les films qui parlent de la vie sont des exemples.
Cannes, c'est d'abord un escalier: un escalier facile à monter... difficile à descendre.
Le vrai plaisir de la vie, ce sont les surprises, les bonnes et les mauvaises.
La richesse est devenue une insulte à la misère.
J'ai trois grands amours : la vie, les femmes et le cinéma.
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Dans la même œuvre

POLITIQUE : J'ai toujours été un homme du centre. Je veux me laisser la possibilité de prendre les bonnes idées là où elles se trouvent, et elles se trouvent partout. À gauche comme à droite.
VIE : J'aime le suspens, j'aime les surprises, je ne demande pas à l'ouvreuse de me raconter la fin du film : je crois à la force du présent comme seule valeur sûre de la vie.
Quand on est un homme d'action comme moi, on fonce. On regarde un peu dans le rétro mais pas trop. Et puis là, d'un seul coup, je me suis dit : « Tiens, ce ne serait pas si mal de scruter un peu en arrière, d'essayer de comprendre ce scénario incroyable que j'ai la chance de vivre depuis ma naissance.»
Pendant la guerre, pour mon anniversaire, ma mère m'avait offert une banane et une orange. C'était énorme, aujourd'hui, on ne peut expliquer cela à un enfant. J'ai vu cette banane, je l'ai épluchée, je l'ai mangée, puis j'ai mangé l'orange. Je me souviens encore de ce cadeau formidable.
Comme je me souviens d'un certain Noël. Je devais avoir cinq ou six ans, mon grand-père m'avait emmené découvrir les vitrines des grands magasins et expliqué le principe du père Noël. J'avais alors élaboré une liste exhaustive, un avion, un train – tant qu'à faire, si ce mec est aussi généreux... . Et puis, le soir de Noël, au pied de l'arbre, je n'avais qu'un seul cadeau. Et qu'y avait-il dans le paquet ? Une boîte de crayons de couleur ! Devant ma consternation, ma mère m'avait ainsi réconforté : « Tu sais, avec ces crayons de couleur, tu peux dessiner un train, un avion... Tu peux tout avoir.»