Le jour donne la force à la nuit, la nuit donne la force au jour.
❧
À court terme, nous avons tous plus ou moins ce que nous méritons. L'injustice règne, mais, avec le jeu des compensations, les riches ne sont pas à l'abri des soucis, les gens beaux ne sont pas à l'abri d'être cocus… Il n'y a pas de sécurité.
◆
À lire aussi de Claude Lelouch
Les habitudes, le confort, la plupart des gens s'en contentent. C'est pourtant le cancer de la vie, un cancer dont on ne se remet jamais. En ce qui me concerne, le goût de l'aventure a toujours été plus fort. Je ne tiens pas en place, ma base, c'est le mouvement.
Le jour donne la force à la nuit, la nuit donne la force au jour. Il faut des salauds et des braves gens, des tricheurs, des violeurs. S'il n'y avait pas de violeurs, on n'apprécierait pas autant ceux qui ne violent pas, ceux qui respectent l'autre.
Un homme et une femme m'a offert une liberté incroyable en me permettant pendant 50 ans de faire les films que j’avais envie de faire. Les plus belles années d’une vie était ma façon à moi de dire merci à ce film.
Quand ils sont au bord du précipice, au bord du gouffre, les individus ont des courages incroyables.
Dans la même œuvre
POLITIQUE : J'ai toujours été un homme du centre. Je veux me laisser la possibilité de prendre les bonnes idées là où elles se trouvent, et elles se trouvent partout. À gauche comme à droite.
FEMMES : L'adultère est un sport de haut niveau réservé à des funambules. Il faut vraiment être très fort, surtout lorsque l'on n'a pas de mémoire… Moi, j'ai été lamentable.
VIE : J'aime le suspens, j'aime les surprises, je ne demande pas à l'ouvreuse de me raconter la fin du film : je crois à la force du présent comme seule valeur sûre de la vie.
Quand on est un homme d'action comme moi, on fonce. On regarde un peu dans le rétro mais pas trop. Et puis là, d'un seul coup, je me suis dit : « Tiens, ce ne serait pas si mal de scruter un peu en arrière, d'essayer de comprendre ce scénario incroyable que j'ai la chance de vivre depuis ma naissance.»
Pendant la guerre, pour mon anniversaire, ma mère m'avait offert une banane et une orange. C'était énorme, aujourd'hui, on ne peut expliquer cela à un enfant. J'ai vu cette banane, je l'ai épluchée, je l'ai mangée, puis j'ai mangé l'orange. Je me souviens encore de ce cadeau formidable.