Œuvre

Entretien accordé au Journal de Montréal, novembre 2019

Je devais avoir une trentaine d’années la première fois que j'ai lu cette phrase de Victor Hugo : « Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues » et je me suis dit qu’elle était formidable. J'ai toujours trouvé que cette phrase devrait être un modèle de la façon dont il faut vivre.
Si les plus belles années d'une vie sont celles qu'on n'a pas encore vécues, ça veut dire que c'est formidable de vieillir. Et depuis que j’ai lu cette phrase, toutes les années qui ont suivi ont été plus belles que les autres.
Un homme et une femme est devenu aujourd’hui la référence en termes de film d'amour. Je leur ai dit qu'on avait une mission et même un devoir d'aller au bout de cette histoire. J'ai donc convaincu Jean-Louis et Anouk en leur disant qu’on n'allait pas sortir le film s'il était raté. Je leur ai dit : si on se plante, ce sera un souvenir pour nous. Mais quand ils ont vu le film, ils étaient très enthousiastes et ils ont dit : il faut que la terre entière voie le film.
Un homme et une femme m'a offert une liberté incroyable en me permettant pendant 50 ans de faire les films que j’avais envie de faire. Les plus belles années d’une vie était ma façon à moi de dire merci à ce film.