Si l'amour vit d'espoir, il périt avec lui - C'est un feu qui s'éteint, faute de nourriture.
Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse: - Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse; - Toujours quelques soucis en ces événements - Troublent la pureté de nos contentements.
Les exemples vivants ont bien plus de pouvoir; - Un prince dans un livre apprend mal son devoir.
Mais encore faut-il «être bien né»!
L'amour est un tyran qui n'épargne personne.
Mon mal augmente à le vouloir guérir.
Monsieur, pour conserver ma gloire et mon estime, - Désobéir un peu n'est pas un si grand crime.
Quoi qu'on fasse d'illustre et de considérable, - Jamais à son sujet un roi n'est redevable.
Je sens couler des pleurs que je veux retenir; - Le passé me tourmente, et je crains l'avenir.
Et lorsque le malade aime sa maladie, - Qu'il a peine à souffrir que l'on y remédie!
Le trop de confiance attire le danger.
Qu'on est digne d'envie - Lorsqu'en perdant la force on perd aussi la vie!
La moitié de ma vie a mis l'autre au tombeau, - Et m'oblige à venger, après ce coup funeste, - Celle que je n'ai plus sur celle qui me reste.
Nous n'avons qu'un honneur, il est tant de maîtresses! - L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir.
Un prince dans un livre apprend mal son devoir.
Plus l'offenseur est cher, et plus grande est l'offense.
Quand le bras a failli, l'on en punit la tête.
L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur et un devoir.
Que de maux et de pleurs nous coûteront nos pères!
J'attire en me vengeant sa haine et sa colère; - J'attire ses mépris en ne me vengeant pas.
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! - \r\nN'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? - \r\nEt ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers - \r\nQue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? - \r\nMon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire, - \r\nMon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, - \r\nTant de fois affermi le trône de son roi, - \r\nTrahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! - \r\nN'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? - \r\nEt ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers - \r\nQue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? - \r\nMon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire, - \r\nMon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, - \r\nTant de fois affermi le trône de son roi, - \r\nTrahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?