Unissons ma vengeance à votre politique - Pour sauver des abois toute la république.
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Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! - \r\nN'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? - \r\nEt ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers - \r\nQue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? - \r\nMon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire, - \r\nMon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, - \r\nTant de fois affermi le trône de son roi, - \r\nTrahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
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À lire aussi de Pierre Corneille
Soudain nous entassons, pour défenses nouvelles, - Bancs, tables, coffres, lits, et jusqu'aux escabelles: - Nous nous barricadons, et dans ce premier feu, - Nous croyons gagner tout à différer un peu.
Et du premier revers la fortune l'abat.
Chimène à vos genoux apporte sa douleur; elle vient toute en pleurs vous demander justice.
Un amant a fort peu de quoi se satisfaire - Des faveurs qu'on lui fait sans dessein de les faire: - Comme l'intention seule en forme le prix, - Assez souvent sans elle on les joint au mépris.
Dans la même œuvre
Si l'amour vit d'espoir, il périt avec lui - C'est un feu qui s'éteint, faute de nourriture.
Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse: - Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse; - Toujours quelques soucis en ces événements - Troublent la pureté de nos contentements.
Les exemples vivants ont bien plus de pouvoir; - Un prince dans un livre apprend mal son devoir.
Mais encore faut-il «être bien né»!
L'amour est un tyran qui n'épargne personne.