Œuvre

Le Boulevard périphérique (2008)

Quand on est un disciple, on en arrive presque toujours à devoir tuer le maître en soi.
Je voudrais faire l'économie de toutes les morts que j'ai vécues, de celles que je devrai vivre encore. Je ne peux pas, je suis dans ce temps, dans ce monde, il n'y en a pas d'autre.
J'écoute le mieux que je peux et comme il y a en moi une forte présence de la mort, j'entends leur parole de mort, de condamnation d'eux-mêmes qui s'élève en majeur sur un fond d'amour et d'espoir en mineur.
Finalement l'amour est une lumière, une chaleur, c'est aussi un noeud, un noeud coulant : ne va pas trop vite, ne va pas trop loin, sinon ça va serrer.