J'écoute le mieux que je peux et comme il y a en moi une forte présence de la mort, j'entends leur parole de mort, de condamnation d'eux-mêmes qui s'élève en majeur sur un fond d'amour et d'espoir en mineur.

À lire aussi de Henry Bauchau

Au cours d'une vie nous devons, et nos vérités partielles avec nous, mourir plusieurs fois. Ce que l'idéologie a méconnu, c'est qu'on meurt pour renaître.
Quand on est un disciple, on en arrive presque toujours à devoir tuer le maître en soi.
On n'invente pas les personnages, ils existent dans l'inconscient, il faut les laisser sortir.
Mais la beauté de notre temps est une beauté foudroyée qu'on ne peut atteindre qu'à travers le noir, toujours plus noir.
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe. Mais nous ne nous rendons pas. Pas encore !
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Dans la même œuvre

Quand on est un disciple, on en arrive presque toujours à devoir tuer le maître en soi.
Je voudrais faire l'économie de toutes les morts que j'ai vécues, de celles que je devrai vivre encore. Je ne peux pas, je suis dans ce temps, dans ce monde, il n'y en a pas d'autre.
Finalement l'amour est une lumière, une chaleur, c'est aussi un noeud, un noeud coulant : ne va pas trop vite, ne va pas trop loin, sinon ça va serrer.