L'amour est un filtre qui rapproche ce qui est lointain et rend possible l'impossible, qui nous rappelle une par une nos bravades et nous fait ravaler nos grandes théories.
Une règle est restée inchangée jusqu'à nos jours : les écrivains masculins sont avant tout perçus comme des écrivains, ensuite comme des hommes. Quant aux femmes écrivains, elles sont d'abord femmes, puis écrivains.
L'ignorance est contagieuse. C'est comme une épidémie. Une fois qu'elle est entrée dans ton corps, elle s'y propage aussi rapidement qu'un virus. Il n'y a qu'un seul vaccin pour l'enrayer: les livres !
L'amour est un philtre qui rapproche ce qui est lointain et rend possible l'impossible. Un philtre qui, en une seule prise, nous fait adorer ce que nous avons abhorré, nous rappelle une par une nos bravades et nous fait ravaler nos grandes théories, qui nous ébranle dès qu'il nous saisit au poignet et ne lâche plus prise dès lors qu'il nous tient.
Une phrase d’Anaïs Nin me revient à l’esprit: « Une vie ordinaire ne m’attire pas. » (…) Elle mena une vie désordonnée et eut toujours plusieurs relations en même temps. Son mari était au courant et fermait les yeux. « La largesse ou l’étroitesse de notre existence dépend de l’audace que nous avons », disait-il.
Mais pourquoi est-ce que nous recherchons, pourquoi est-ce que je recherche toujours « la largesse de l’existence » à l’extérieur ? Pourquoi suis-je persuadée que la vie devient étriquée lorsqu’elle prend un tour domestique, apprivoisé, et qu’elle est plus vaste lorsqu’elle est chaotique et tournée vers l’extérieur ? Est-ce réellement ainsi ?
Tu peux très bien être une personne normale, voire totalement ordinaire. Cela aussi a ses vertus. Tu ne dois pas avoir peur de la normalité.
C'est par le débat que progresse la culture.
La philosophie comme l’art accordent davantage d'importance aux questions qu'aux réponses.
Les gens peuvent parfois prendre plaisir à des choses dont ils savent pertinemment qu'elles ne servent à rien.
Vivre, c'est être à jamais insatisfait et insatiable. L'humain est incapable de se contenter de ce qu'il a.
L'amour est un philtre qui rapproche ce qui est lointain et rend possible l'impossible.
Les romanciers écrivent sans réfléchir. Quant aux théoriciens, ils décortiquent leurs textes jusque dans les moindres détails et échafaudent des théories. Ensuite, ils s'imaginent que les romanciers ont eux aussi cogité, raisonné et calculé pendant qu'ils écrivaient.
Dans le domaine de la maternité, toutes les portes sont grandes ouvertes. De jour comme de nuit, été comme hiver. On y circule comme dans un moulin. Les enfants entrent par n’importe quelle porte et se promènent à leur guise. Finis les coins secrets, finis les refuges. C’en est fini des subterfuges et de la sacro-sainte intimité. Désormais, plus de « chambre à soi » où se retirer pour écrire.
Le romancier est par nature égoïste. La maternité élimine l’égoïsme par les voies naturelles. Le romancier est tourné vers lui-même. Quant à la maternité, elle est on ne peut plus tournée vers l’extérieur. Le romancier se construit une petite pièce privée dans son cerveau et, pour que personne ne puisse y pénétrer, il en ferme un à un tous les verrous. Il y range ses secrets, ses désirs. Loin des regards.