Œuvre

La Vie mode d'emploi (1978)

Tout tableau ... et surtout tout portrait, se situe au confluent d'un rêve et d'une réalité.
Rien ne sert de rien, cependant tout arrive.
Ceux qui eurent l'occasion de le rencontrer à cette époque eurent l'impression qu'il vivait en état d'apesanteur, une sorte d'absence sensorielle, une espèce d'indifférence à tout.
Un gros matou roux qu'ils avaient d'abord appelé Leroux, puis Gaston, puis Chéri-Bibi et enfin, après une ultime aphérèse, Ribibi.
Une écriture assez curieuse, où les barres de t avaient l'air de souligner les mots de la ligne supérieure.
Au-dessus du lit, est épinglée une reproduction intitulée Arminius et Sigimer: elle représente deux colosses en casaque grise, au cou de taureau, aux biceps herculéens, ...
C'était l'époque où Winckler s'était mis à fabriquer des bagues et Valine lui avait amené la petite parfumeuse de la rue Logelbach qui avait envie d'aménager un rayon de bimbeloterie dans son magasin au moment de Noël.
Avant la guerre, elle travaillait dans une fabrique de cartonnages, qui faisait des emboîtages pour des livres d'art, en carton fort recouvert de soie, de cuir ou de suédine, avec des titres frappés à froid.
Il était tueur de mots : il travaillait à la mise à jour des dictionnaires Larousse.
Il était de ces gens qui croient qu'il leur suffira d'être ambitieux pour être intelligents.