Œuvre

La Raison des femmes (1999)

Les prédateurs ne meurent jamais, contrairement aux victimes, parce qu'ils sont interchangeables. Une monstruosité se substitue à une autre et on recommence.
Il y a dans l'essence du pardon l'obligation de donner.
Ca ratatine, le froid, mais ça ratatine du dedans. On se sent encore plus démuni, plus faible, plus vieux. Et puis tout prend des contours tellement durs, tellement définitifs. Comme la lumière de la neige : c'est si cru que c'est insupportable.