Œuvre

La Dernière Harde (1938)

C'était seulement le mois de mars, un temps d'éclaircies fugitives que coupaient de hargneuses giboulées.
Ils avaientmis, devant la chandelle, un écran de carton.
Toute la harde, étroitement serrée, frémissait en renâclant. Elle pivota brusquement sur elle-même: d'autres bêtes arrivaient au galop, biches et cerfs pêle-mêle, les yeux fous, se heurtant dans leur course et soufflant à pleins naseaux.
Un faix de chaînes lui pesait au garrot, lui nouait aux jambes de traînantes étraves dans cette forêt où ils (l'homme et le chien) rôdaient sans trêve, aussitôt cachés qu'apparus, aussitôt revenus qu'en allés.