Œuvre
L'Interdiction (1836)
L'amour ne va jamais consulter les registres de l'état civil; personne n'aime une femme parce qu'elle a tel ou tel âge, parce qu'elle est belle ou laide, bête ou spirituelle: on aime parce qu'on aime.
La bienfaisance a son entraînement comme les vices ont le leur.
Qui n'écoute qu'une cloche n'entend qu'un son.
Une mère est aussi rusée pour arriver à ses enfants qu'une jeune fille peut l'être pour conduire à bien une intrigue d'amour.
Les hommes sont ainsi. Dans presque toutes les classes, ils accordent au compérage ou à des âmes viles qui les flattent les facilités, les faveurs refusées à la supériorité qui les blesse quelle que soit la manière dont elle se révèle.
Quoi que fassent les femmes avec leurs cosmétiques, elles ne peuvent rien sur ces incorruptibles témoins de leurs agitations. Là chacune de leurs années a laissé ses stigmates.
En amour le dévouement est bien près de la spéculation.
Une femme du monde mène à tout, elle est le diamant avec lequel un homme coupe toutes les vitres, quand il n'a pas la clef d'or avec laquelle s'ouvrent toutes les portes.
A gauche, se trouve un jardinet carré qui ne permet pas de faire plus de quatre enjambées en tous sens , où, à défaut de végétation, il vient, à l'ombre de deux arbres, des papiers, de vieux linges, des tessons, des gravas tombés du toit.