L'esprit humain ne peut être absolument détruit avec le corps, mais il en subsiste quelque chose qui est éternel.
Plus nous comprenons les choses singulières, plus nous comprenons Dieu.
Aucun amour, sauf l'amour intellectuel, n'est éternel.
Dieu s'aime lui-même d'un amour intellectuel infini.
Le sage, - considéré comme tel, - dont l'âme s'émeut à peine, mais qui, par une certaine nécessité éternelle, est conscient de lui-même, de Dieu et des choses, ne cesse jamais d'être, mais possède toujours la vraie satisfaction de l'âme.
Par sentiments, j'entends les affections du corps, par lesquelles la puissance d'agir de ce corps est augmentée ou diminuée, aidée ou contenue, et en même temps les idées de ces affections.
Les actions de l'esprit naissent des seules idées adéquates ; et les passions dépendent des seules idées inadéquates.
Plus grand nous imaginons le sentiment dont la chose aimée est affectée envers nous, plus nous nous en glorifierons.
Si l'on commence à haïr la chose aimée, de sorte que l'amour soit complètement anéanti, on éprouvera pour elle, à motif égal, une haine plus grande que si on ne l'avait jamais aimée, et d'autant plus grande que notre amour aura été plus grand.
La plupart des erreurs consistent en cela seul que nous ne donnons pas correctement leurs noms aux choses.
Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés...
Ce qui constitue, en premier lieu, l'être actuel de l'Esprit humain n'est rien d'autre que l'idée d'une chose singulière existant en acte.