Œuvre

L'envers de l'enfance (1976)

L'école: la serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
La plus grande richesse naturelle d'une collectivité, ce sont ses enfants. La collectivité ne peut s'enrichir que dans la mesure où elle parvient à donner confiance aux générations montantes, ainsi que le goût et les moyens de se surpasser...
Ils entrent à l'hôpital, on les soigne, ils retournent chez eux, on les maltraite et ils reviennent à l'hôpital ... C'est sans doute cela la médecine sociale.
Il ne faut pas juger un rêve parce qu'il devient alors tragiquement fou...
Les enfants heureux pleurent parfois. Les enfants du malheur, eux, hurlent, ou se taisent.
La misère, c'est aussi la laideur et la conscience de l'inutilité d'être!
Jeux de joie, jeux de désespoir... Les uns deviennent parfois les autres...
Sous la neige, la branche est fragile comme le rêve de l'enfance...
Il est bien précaire l'équilibre de l'enfance, aussi précaire que la confiance de son sourire.
Derrière la vitre brisée de l'adolescence, il y a les murs, les gardes et l'irréversible solitude de la haine.
Les policiers, comme chacun sait, ne sont pas payés pour protéger l'enfance, mais pour protéger la propriété privée.
On n'apprécie jamais assez son propre bonheur.
Quand on a des enfants, il faut s'en occuper, même quand on est débordé de besogne.
La plus grande richesse naturelle d'une collectivité, ce sont ses enfants.
L'école: une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.