L'école: la serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
La plus grande richesse naturelle d'une collectivité, ce sont ses enfants. La collectivité ne peut s'enrichir que dans la mesure où elle parvient à donner confiance aux générations montantes, ainsi que le goût et les moyens de se surpasser...
Ils entrent à l'hôpital, on les soigne, ils retournent chez eux, on les maltraite et ils reviennent à l'hôpital ... C'est sans doute cela la médecine sociale.
Il ne faut pas juger un rêve parce qu'il devient alors tragiquement fou...
Les enfants heureux pleurent parfois. Les enfants du malheur, eux, hurlent, ou se taisent.
La misère, c'est aussi la laideur et la conscience de l'inutilité d'être!
Jeux de joie, jeux de désespoir... Les uns deviennent parfois les autres...
Sous la neige, la branche est fragile comme le rêve de l'enfance...
Il est bien précaire l'équilibre de l'enfance, aussi précaire que la confiance de son sourire.
Derrière la vitre brisée de l'adolescence, il y a les murs, les gardes et l'irréversible solitude de la haine.
Les policiers, comme chacun sait, ne sont pas payés pour protéger l'enfance, mais pour protéger la propriété privée.
Les maladies sérieuses, c'est pour ces merveilleuses personnes minces et élancées comme des lianes!
Dans chaque texte il y a une infinitésimale parcelle de l'Esprit et chaque texte comporte une infinitésimale parcelle d'oubli et d'évasion...
Le suicide est en quelque sorte à la mode dans notre univers où l'affirmation de soi passe par la négation d'une certaine vision chrétienne de nos droits et de nos devoirs.
On ne remerciera jamais assez les hommes qui ont décidé de devenir prêtres, de sacrifier beaucoup pour apporter aux autres une certaine forme d'amour et qui y sont parvenus à force de sagesse, d'humanisme et d'un sens profond de la philosophie chrétienne.
Il n'y a que deux façons de vaincre le cancer: aimer et continuer à sourire quoi qu'il advienne.
Je n'ai jamais eu trop de sympathie pour le lundi, ce début de la semaine où l'on reprend la routine.
L'amitié est une force, un univers intime qu'il est difficile de raconter et de décrire, un monde en soi dans lequel on pénètre sur la pointe des pieds pour ne pas la déformer ou l'abîmer d'un mot, d'une phrase, d'une remarque inconsidérée.
Tout être humain est un amalgame complexe formé de l'enseigne-ment reçu, des événements vécus et des prédispositions génétiques particulières à son clan, sa famille, son pays, leurs traditions et leurs ancêtres.
Les biographies ont un avantage; elles sont agréables à lire parce que, comme dans les contes de fées (que les adultes lisent de moins en moins, hélas!), tout commence mal et tout finit très bien.
Pourquoi écrit-on? Parce qu'on éprouve un besoin impossible à combler autrement. Mais parfois, à un croisement de chemins, on s'arrête et on se met à réfléchir.
On assassine des gens, et la police ne se montre que quand tout est fini. Si c'est cela la civilisation, je vous demande un peu ce qu'est la barbarie.
J'ai rencontré dans ma vie des voleurs. Des vrais! C'est un sale métier et il faut s'y connaître pour réussir, sinon, on finit derrière les barreaux. Moi aussi, j'ai volé. Pas de l'argent. juste un peu de bonheur et, vois-tu, j'ai payé.
A vingt ans, il ne faut pas de l'argent. Il est même bon d'avoir faim, à condition de réfléchir. De penser et de trouver un idéal, une raison de vivre. Plus tard, c'est fichu.
Il faut faire la guerre pour ne pas avoir honte en regardant mourir les autres. L'histoire du soldat inconnu n'a pas été inventée pour les enfants, mais pour des adultes qui crèvent de honte.
Œuvres de Alice Parizeau