Œuvre

L'Enfant allemand (2011)

Si on avait une boule de cristal qui nous montrait tout ce qu'on allait vivre dans sa vie, on n'aurait sans doute pas la force de se lever le matin. L'objectif est probablement qu'on reçoive la vie par portions. Qu'on reçoive les chagrins et les problèmes par morceaux juste assez gros pour pouvoir les avaler.
Si on avait une boule de cristal qui nous montrait tout ce qu'on allait vivre dans sa vie, on n'aurait sans doute pas la force de se lever le matin.
C'est dans la nature de l'homme de ne pas regarder les conséquences de ses actes, de ne pas apprendre de l'histoire.
Les petits-enfants, c'est le dessert de la vie.
Mais avant de trouver sa princesse, il avait été obligé d'embrasser bon nombre de crapauds.
D'où venaient tous ces gens ? D'où sortait toute leur haine ? Elle pouvait concevoir une animosité dirigée contre des individus en particulier, des personnes qui avaient fait du tort à quelqu'un. Mais haïr des gens sans discernement parce qu'ils venaient d'un autre pays, ou pour la couleur de leur peau ? Non, elle n'arrivait pas à le comprendre.
C'est effrayant de voir sa mère rétrécir, se réduire et devenir plus petite que soi. D'être obligé de devenir l'adulte face à celle qu'on a toujours considérée tout au long de sa jeunesse comme infaillible, indestructible. Même si on avait cessé de voir sa mère comme un être divin qui a réponse à tout, il était extrêmement douloureux d'être témoin de sa déchéance.
Je sais très bien combien il est important de connaître le passé, pour nous permettre de vivre dans le présent.
Le regret est un signe d’humanité me semble t-il. Sans le regret... Que sommes-nous ?
L'âge, après tout, ce n'est qu'un chiffre.
Le travail d'un historien n'est jamais fini. Il reste toujours un peu plus de faits, un peu plus de réalité à extirper. Commenter J’apprécie
Ils savaient depuis longtemps qu’on ne peut rien contre les volte-face de la vie et du destin et ils l’acceptaient.
Elle avait toujours adoré les aéroports. Se trouver parmi les avions qui atterrissaient et décollaient. Il n’y avait rien de pareil. Tous ces gens avec leurs valises et l’espoir plein les yeux...
Il était étonné de ressentir encore un coup au coeur en pensant à eux deux. Le coeur avait incontestablement une meilleure mémoire que le cerveau.