Œuvre
L'Art de la prudence (1994)
Tous les hommes sont idolâtres, les uns de l'honneur, les autres de l'intérêt et la plupart de leur plaisir.
C'est un grand art que de vendre du vent.
Les flèches percent le corps, et les mauvaises paroles l'âme.
Quelques-uns voudraient laver ou du moins cacher leurs taches, en faisant remarquer celles des autres. Ils se consolent de leurs défauts sur ce que les autres en ont aussi, ce qui est la consolation des fous.
Les gens rustiques n'ont jamais d'amis, ni dans la prospérité, parce qu'ils ne connaissent personne; ni dans l'adversité, parce que personne ne les connaît alors.