Tous les hommes sont idolâtres, les uns de l’honneur, les autres de l’intérêt et la plupart de leur Gracián y Morales Baltasar

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Tous les hommes sont idolâtres, les uns de l’ honneur, les autres de l’ intérêt et la plupart de leur plaisir.
L’Art de la prudence (1994)
Citations de Baltasar Gracián y Morales
Baltasar Gracián y Morales

Une réponse à “Tous les hommes sont idolâtres, les uns de l’honneur, les autres de l’intérêt et la plupart de leur Gracián y Morales Baltasar”

  1. dicocitations

    Baltasar Gracián
    L’Homme de cour

    CCXLIII

    N’être pas colombe en tout.

    Que la finesse du serpent ait l’alternative de la candeur de la colombe. Il n’y a rien de plus facile que de tromper un homme de bien. Celui qui ne ment jamais croit aisément, et celui qui ne trompe jamais se confie beaucoup. Être trompé, ce n’est pas toujours une marque de bêtise, car c’est quelquefois la bonté qui en est cause. Deux sortes de gens savent bien prévenir le mal, les uns parce qu’ils ont appris que c’est à leurs dépens, et les autres parce qu’ils l’ont appris aux dépens d’autrui. L’adresse doit donc être aussi soigneuse de se précautionner, que la finesse l’est de tromper. Prenez garde de n’être pas si homme de bien que d’autres en prennent occasion d’être malhonnêtes gens. Soyez mêlé de colombe et de serpent ; ne soyez pas monstre, mais prodige.
    CCXLIV

    Savoir obliger.

    Quelques-uns métamorphosent si bien les grâces, qu’il semble qu’ils les font, lors même qu’ils les reçoivent. Il y a des hommes si adroits qu’ils honorent en demandant, parce qu’ils transforment leur intérêt en l’honneur d’autrui. Ils ajustent les choses de telle sorte que vous diriez que les autres s’acquittent d’un devoir quand ils leur donnent, tant ils savent bien tourner sens dessus dessous l’ordre des obligations par une politique singulière ; du moins ils font douter lequel c’est qui oblige. Ils achètent tout le meilleur à force de louer ; et quand ils témoignent de désirer une chose, l’on se tient honoré de la leur donner, car ils engagent la courtoisie en faisant une dette de ce qui devait être la cause de leur reconnaissance. C’est ainsi qu’ils changent l’obligation de passive en active ; en cela meilleurs politiques que grammairiens. Véritablement, c’est là une grande adresse ; mais c’en serait encore une plus grande de la pénétrer, et de défaire un si fou marché en leur rendant leurs civilités, et en reprenant chacun le sien.

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