Tu ne peux pas devenir cinéaste et ne pas t'intéresser à chacune des étapes. Le cinéma, c'est l'écriture, le tournage et le montage, puis ensuite la mise en marché. Si tu veux en faire, il faut que tu comprennes chaque étape.
Œuvre
Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).
J'adore les acteurs physiques, qui ne sont pas juste dans le texte et dans l'intellect.
J'avais trois soeurs: une infirmière, une couturière et une cuisinière. Donc, j'avais trois fées au-dessus de la tête.
A 20 ans, on ne se trouve pas beau, on veut tous se faire refaire le nez, ceci ou cela, même si on est parfait.
La seule chose qui m'importait, moi, dans mon physique, c'est que c'était la seule chose que je savais de mes parents. C'est tout.
On parle beaucoup de la violence ailleurs, de la pauvreté dans d'autres villes, mais on ne regarde pas ce qu'il y a autour de nous.
Les plus grands traumatismes, pour n'importe qui au monde, ce sont des traumatismes familiaux.
J'essaie de bâtir des mythes positifs en utilisant les ingrédients de l'histoire, les pierres de l'histoire.
L'un des rôles du roman, c'est de réinventer le monde, et notre monde d'aujourd'hui a drôlement besoin d'être réinventé.
C'est le privilège du roman de donner au romancier des déguisements différents. C'est un peu comme un comédien qui joue de nombreux rôles et, peut-être que dans chaque rôle, il y a un peu de lui-même.
J'essaie de faire entendre la voix de la raison et je pense profondément qu'il y a constamment, dans tous les camps, un nombre de personnes non négligeable qui ont envie d'entendre la voix de la raison.
Ce qui est meurtrier, c'est de définir son identité contre l'autre.
En dehors de l'aventure humaine, nous ne sommes rien. L'histoire, c'est simplement le récit de l'aventure humaine, varié selon les époques, les pays différents
J'ai toujours le sentiment que mon premier pays aujourd'hui, c'est la littérature.
C'est sécurisant le rituel, mais il y a probablement quelque chose qui procède de la maniaquerie.
L'idée du corps ou le concept du corps, c'est la réalité du corps et la réalité de la chair.
Il y a une urgence chez moi à densifier l'instant parce que je pense qu'il n'y a qu'une vie, il n'y en aura pas deux.
Etre de gauche, ça ne procède pas de la raison et du raisonnable, être de droite non plus.
La morale que nous pratiquons, même la morale laïque et surtout la morale laïque ou laïcisée, est une morale chrétienne.
L'espèce d'onction du suffrage universel donne l'impression que notre président de la République, en France, est un peu un monarque, est un peu une espèce de roi qui serait oint des huiles saintes du peuple.
La gourmandise, ce n'est pas manger trop, c'est prendre du plaisir à manger. Alors qu'il n'y a aucune raison de s'interdire le plaisir de manger, de boire, de converser, d'écouter de la musique, de voyager.
J'ai toujours pensé qu'on écrivait pour raison de santé.
Quand vous écrivez un roman, vous êtes un demi-autiste.
C'est gratuit, d'écrire un roman, personne ne vous demande d'écrire un roman.
Quand vous entrez dans la classe, vous êtes dans la vie. Ces élèves-là, c'est la vie. La classe, c'est une entité qui est une petite société en elle-même.