Paris nous politise, nous poétise et nous érotise, nous autres Espagnols.
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Rappelez-vous ce qu'a dit Nabokov : « Il ne sert à rien de lire si on ne lit pas avec sa moelle épinière.» Même quand on lit avec l'esprit, le centre de la jouissance artistique se trouve entre les omoplates, un fourmillement dans la moelle épinière.
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À lire aussi de Juan Marsé
Tout se passe comme dans un rêve congelé dans le placenta de la mémoire d'un temps suspendu.
Dire la vérité par la littérature, oui, j'y pense toujours. La vérité a des visages différents et parfois contradictoires. On doit toujours pactiser, d'une manière ou d'une autre, avec la réalité, c'est là la seule vérité.
La littérature est un règlement de comptes avec la vie.
Ce n’est que dans le territoire ignoré et abrupt de l’écriture et de ses résonances qu’il trouvera le passage lumineux qui va des mots aux faits, endroit propice pour repousser l’environnement hostile et se réinventer soi-même.
Dans la même œuvre
La seule chose dont je me repens, c'est de mes omissions. Comme a dit le poète : ce que je n'ai pas fait, ce que je ne fais pas, ce que je devrais faire à chaque instant et ce que je ne fais pas. De ça, oui, je me repens.