Quoi que je dise et fanfaronne, il y a une douleur à se replonger dans ces souvenirs, à faire resurgir ce qui s'est dilué, effacé, ce qui a été recouvert.

À lire aussi de Delphine de Vigan

Elle revient d'une terre aride qu'elle ne peut raconter...
Je n'aime pas le soir qui tombe. Ces jours qui s'en vont dans l'ombre, pour toujours.
Le risque, ce n'est pas que je ne t'aime pas assez, c'est que je t'aime trop.
Non contente de s'imposer sans que je la convoque, la mère idéale s'inscrit dans un lyrisme de pacotille.
On croit toujours qu'on a le temps de dire les choses, et puis soudain c'est trop tard. On croit qu'il suffit de montrer, de gesticuler, mais ce n'est pas vrai, il faut dire.
Toutes les citations de Delphine de Vigan →

Dans la même œuvre

L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser des questions et d'interroger la mémoire.
Ecrire sur sa famille est sans aucun doute le moyen le plus sur de se fâcher avec elle.
Lucile avait édifié les murs d'un territoire retiré qui n'appartenait qu'à elle, un territoire où le bruit et le regard des autres n'existaient pas.
L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire.
Elle rêvait de devenir invisible : tout voir, tout entendre, tout apprendre, sans que rien de palpable ne signalât sa présence. Elle ne serait plus qu'une onde, un souffle, un parfum peut-être, rien qu'on pût toucher ou attraper.