Quiconque passe sa vie sans souffrances excessives, physiques ou psychiques a eu le sort le plus heureux qu'ont pouvait trouver.

À lire aussi de Arthur Schopenhauer

C'est la qualité de la conscience qui s'imposera d'abord comme essentiel.
L'homme du monde parfait serait celui que l'indécision ne ferait jamais rester à court et que rien non plus ne ferait se presser.
L'appréciation de la grandeur intellectuelle d'un homme est en soi opposée à celle de la grandeur physique : celle-ci est rapetissée par la distance, celle-là accrue.
La faiblesse de notre intelligence et la perversité de notre volonté se soutiennent mutuellement.
Le sommeil est un emprunt fait à la mort pour l'entretien de la vie.
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Dans la même œuvre

Le bonheur positif et parfait est impossible; il faut seulement s'attendre à un état comparativement moins douloureux.
Le pauvre n'est pas troublé par les grandes possessions des riches, et, à l'inverse, le riche n'est pas consolé, quand ses projets échouent, par la quantité de biens qu'il possède déjà.
Lors d'une bonne fortune, la poussée de nos prétentions s'accentue, et elles gonflent : là réside la joie.
Rien n'est plus irréconciliable et plus cruel que la jalousie : et pourtant nous sommes constamment et avant tout préoccupés d'éveiller la jalousie !
En tout et pour tout on ne jouit à proprement parler que de soi-même. Que le Soi ne vaille rien, et tous les grands plaisirs sont comme des vins délicieux dans une bouche contaminée par la gale.