Que doit-il rester de moi ? Ce que les gens veulent. Ce qu’ils ont reçu. Ce que j’ai pu donner : des moments d’oubli à ceux qui ont choisi de venir m’écouter.

À lire aussi de Juliette Gréco

Ce qui nous reste d'enfance. Joie de rire, joie de voir des belles personnes, joie du spectacle, joie de la victoire, joie à en éclater de rire. Quand on a ce qu'on appelle joie, cela doit se voir sur le visage. On est plus beau. La joie rend beau. Plus beau qu'on est, à coup sûr. Joie, moment de bonheur.
La solitude peut être extrêmement cruelle, extrêmement douloureuse, mais je m’en suis arrangée. J’ai appris à lire, à entendre. J’aimais écouter. J’ai posé des questions, on m’a répondu. J’ai eu une culture étrange et somptueuse.
J'ai toujours une force en moi qui se révolte. Tant que je ne suis pas morte, il n'y a rien à faire : je me lève.
J’ai eu une vie complètement magique, dingue. Cela fait plus de soixante-cinq ans que ça dure. C’est fou !
Mon choix de textes est le reflet de ce que je désire. Je me sers de ce que je suis. J'ai un instrument, il s'appelle Gréco. Je joue de moi. Mais c'est dur. Il n'y a rien de plus fatigant que de dire la vérité.
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Dans la même œuvre

Gréco, c’est un nom chargé de mémoire, d’histoire. C’est celui qui vient de Grèce, celui qui vient d’ailleurs.
Ce métier, je le fais pour plusieurs raisons, mais l’une des plus évidentes est que je voulais qu’on m’aime.
J’aime le sud viscéralement. J’aime le soleil mais je m’y ennuie à périr. La chaleur, la sueur m’empêchent de penser, donc je ne peux pas m’amuser au soleil. J’aime les gens du nord, formidablement courageux. Ils n’ont pas ce soleil, cette douceur, ce climat magnifique. Et ce qu’apporte la mer, cette notion d’infini, de rêve.
La solitude peut être extrêmement cruelle, extrêmement douloureuse, mais je m’en suis arrangée. J’ai appris à lire, à entendre. J’aimais écouter. J’ai posé des questions, on m’a répondu. J’ai eu une culture étrange et somptueuse.
Paris c’est ma ville, l’endroit où je suis née au monde de l’esprit. Je suis à chaque fois éblouie par ses lumières, son architecture, ses ponts, ses jardins. L’une des plus belles villes du monde je pense et j’en ai vu beaucoup. Si on enlève les voitures, c’est la plus belle !