Quand les portes s'ouvraient sur des villes légères - Où nous allions tous deux enlacés par les rues.

À lire aussi de René-Guy Cadou

Je cherche surtout à mettre de la vie dans mes poèmes, à leur donner une odeur de pain blanc, un parfum de lilas, la fraîcheur d'une tige de sauge.
Quand tu es loin de moi tu es toujours présente - Tu demeures dans l'air comme une odeur de pain - Je t'attendrai cent ans mais déjà tu es mienne - Par toutes ces prairies que tu portes en toi.
La poésie est inutile comme la pluie.
J'écris pour des oreilles poilues, d'un amour obstiné qui saura bien, un jour, se faire entendre.
L'aéroplane est vieux, l'automobile est vieille - Seul le vrombrissement mélodieux d'une abeille - Est jeune...
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Penche toi à l'oreille un peu basse du trèfle - Avertis les chevaux que la terre est sauvée - Dis leur que tout est bon des ciguës et des ronces - Qu'il a suffi de ton amour pour tout changer.