Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, - Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; - Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : - Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

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Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, - Le crépuscule encor jette un dernier rayon ; - Et le char vaporeux de la reine des ombres - Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.\r\n - Cependant, s'élançant de la flèche gothique, - Un son religieux se répand dans les airs : - Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique - Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.
Toi qui dis aux forêts: Répondez au zéphyre! - Aux ruisseaux: Murmurez d'harmonieux accords! - Aux torrents: Mugissez! à la brise: Soupire! - A l'océan: Gémis en mourant sur tes bords!
Je n'étais qu'une âme errante qui divaguait çà et là dans la campagne pour user les jours.
Le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie.
Naître avec le printemps, mourir avec les roses: - Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur; - Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, - S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur; - ... - Voilà du papillon le destin enchanté.
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Nulle part le bonheur ne m'attend.
Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, - Le crépuscule encor jette un dernier rayon ; - Et le char vaporeux de la reine des ombres - Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.\r\n - Cependant, s'élançant de la flèche gothique, - Un son religieux se répand dans les airs : - Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique - Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.
Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente - N'éprouve devant eux ni charme ni transports ; - Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante - Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts. - De colline en colline en vain portant ma vue, - Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant, - Je parcours tous les points de l'immense étendue, - Et je dis : \" Nulle part le bonheur ne m'attend. \"
Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières, - Vains objets dont pour moi le charme est envolé ? - Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères, - Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !
Que le tour du soleil ou commence ou s'achève, - D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ; - En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève, - Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.