L'une des plus grandes absurdités humaines : le lycée.
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Publier est une pure folie, un crime de l'esprit, mieux encore, un crime capital contre l'esprit. Oui, nous ne publions que pour satisfaire notre désir de gloire.
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À lire aussi de Thomas Bernhard
Nous nous reconnaissons en tout être humain, peu importe qui il est et nous sommes condamnés à être chacun de ces êtres humains, tant que nous existons.
La jeunesse est un défaut... Mais le défaut de l'âge, c'est de voir les défauts de la jeunesse.
Nos bibliothèques sont en quelque sorte des pénitenciers où nous avons enfermé nos grands esprits, Kant naturellement dans une cellule individuelle, de même que Nietzsche, de même que Schopenhauer, Pascal, Voltaire, Montaigne, tous les très grands dans des cellules individuelles, les autres dans des cellules collectives, mais tous pour toujours et à jamais, mon cher, pour l'éternité et jusqu'à l'infini, voilà la vérité.
Les plus sujets aux suicides, ce sont les êtres jeunes, les jeunes êtres, laissés seuls par leurs géniteurs et autres éducateurs, les jeunes hommes, élèves et étudiants qui effectivement ne méditent que dans l'extinction et l'anéantissement d'eux-mêmes, pour lesquels tout encore est simplement la vérité et la réalité et qui font naufrage dans cette vérité et cette réalité, une seule et unique chose au caractère terrible. Chacun de nous aurait pu se suicider.
Dans la même œuvre
Amitié, quel mot lépreux! Chaque jour, et jusqu'à l'écoeurement, les gens l'ont à la bouche, et il est complètement déprécié, au moins aussi déprécié que le mot amour, mortellement piétiné.
Il nous faut être seul et abandonné de tous, si nous voulons aborder un travail de l'esprit !
La soi-disant générosité humaine est une pure et simple imposture et celui qui proclame, voire soutient le contraire, est un raffiné piétineur d'hommes ou un impardonnable imbécile. Aujourd'hui nous avons affaire pour quatre-vingt-dix pour cent à ces raffinés piétineurs d'hommes et dix pour cent à ces impardonnables imbéciles.
Que deviendrait-on sans la musique, sans Mozart !