J'aime les mots « espérer » et « avenir » dans le silence de mon cerveau, mais dès que je les prononce, il me semble qu'ils perdent leur sens.
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Pour un peu d'affection, je partagerais ce que je possède : l'argent de ma pension, mon lit. Je serais si délicat avec la personne qui me témoignerait de l'amitié. Jamais je ne la contrarierais. Tous ses désirs seraient les miens. Comme un chien, je la suivrais partout. Elle n'aurait qu'à dire une plaisanterie, je rirais ; on l'attristerait, je pleurerais.
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Quand on ne peut pas démasquer les gens, on les prend de biais, par les êtres qui leur sont chers.
Un tramway vide arriva. Il avait été lavé la nuit. Les ampoules qui l'éclairaient avaient la tristesse des lumières qu'on oublie d'éteindre avant de s'endormir.
Il en a toujours été ainsi dans ma vie. Personne n'a jamais répondu à mon amour. Je ne demande qu'à aimer, qu'à avoir des amis et je demeure toujours seul. On me fait l'aumône, puis on me fuit. La chance ne m'a vraiment pas favorisé.
Je veux croire qu'un jour je serai heureux, qu'un jour quelqu'un m'aimera. Mais il y a déjà si longtemps que je compte sur l'avenir !
Dans la même œuvre
Vraiment Billard n'avait pas de tact. Si j'avais été marié, je ne l'eusse pas dit. Il devait savoir qu'on ne raconte pas son bonheur à un malheureux.
Elle ne devait pas plaire aux hommes mais tout de même c'était une femme, avec de gros seins et des hanches plus larges que les miennes.
Il en a toujours été ainsi dans ma vie. Personne n'a jamais répondu à mon amour. Je ne demande qu'à aimer, qu'à avoir des amis et je demeure toujours seul. On me fait l'aumône, puis on me fuit. La chance ne m'a vraiment pas favorisé.
J'aime les gares parce qu'elles vivent jour et nuit. Si je ne dors pas, je me sens moins seul.
Les gens ne croient pas au hasard, surtout dès lors que celui-ci est seul pour vous excuser.