Quand Jésus-Christ dit: Heureux ceux qui sont affamés, car ils seront rassasiés! Jésus-Christ fait un calcul de probabilités.
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Pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.
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À lire aussi de Charles Baudelaire
Et les agonisants dans le fond des hospices - Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
Emporte-moi, wagon ! enlève-moi, frégate ! - Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !
C'est la mort qui console, hélas et qui fait vivre; - C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir - Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre - Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir.
L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.
Dans la même œuvre
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.