Pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

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Quand Jésus-Christ dit: Heureux ceux qui sont affamés, car ils seront rassasiés! Jésus-Christ fait un calcul de probabilités.
Et les agonisants dans le fond des hospices - Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
Emporte-moi, wagon ! enlève-moi, frégate ! - Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !
C'est la mort qui console, hélas et qui fait vivre; - C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir - Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre - Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir.
L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.
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Dans la même œuvre

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.