Je l'ai déjà dit plusieurs fois: le patriotisme est de notre temps un sentiment artificiel et déraisonnable, source funeste de la plupart des maux qui désolent l'humanité; aussi ne faut-il pas l'entretenir.
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Pierre avait l'impression d'être un fétu infime tombé sous la roue d'une machine inconnue au mécanisme bien ajusté.
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À lire aussi de Léon Tolstoï
Mais les gens d'intrigue ont toujours besoin d'inventer un parti dangereux quelconque. C'est vieux comme le monde. Non, ce qu'il faut au pays, c'est un parti capable de porter au pouvoir des hommes indépendants comme toi et moi.
A force de réfléchir les hommes se dessèchent terriblement.
Le Français sera sûr de lui parce qu'il est convaincu de la séduction irrésistible, tant intellectuelle que physique qu'il exerce sur tous, hommes et femmes.
Pfuel était un de ces théoriciens si férus de leur théorie qu'ils en oublient le but, à savoir l'application pratique : par amour de la théorie, il méprisait toute pratique.
Dans la même œuvre
Il faut se mettre à la place de chacun: tout comprendre, c'est tout pardonner.
Plus l'homme est placé haut sur l'échelle sociale, plus le réseau de ses relations avec les autres hommes est étendu, plus il possède d'autorité sur les autres et plus il apparaît que chacun de ses actes est prédéterminé et inévitable.
Le Français sera sûr de lui parce qu'il est convaincu de la séduction irrésistible, tant intellectuelle que physique qu'il exerce sur tous, hommes et femmes.
L'Anglais est sûr de lui parce qu'il est citoyen de l'Etat le mieux organisé de tous et parce qu'il sait toujours, en tant qu'Anglais, ce qu'il doit faire et sait que tout ce qu'il fait en tant qu'Anglais est indubitablement bien fait.
L'Italien est sûr de lui parce qu'il s'abandonne à son émotion et en oublie facilement et lui-même et les autres.