Œuvre
Anna Karénine (1873-1877)
Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon.
L'épouse, c'est pour le bon conseil; la belle-mère, c'est pour le bon accueil; mais rien ne vaut une douce maman.
La feinte la mieux ourdie pourra duper le plus pénétrant des hommes, mais le plus borné des enfants ne s'y laissera jamais prendre.
Je crois que s'il y a autant d'opinions que de têtes, il y a aussi autant de façons d'aimer qu'il y a de coeurs.
Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l'est à sa façon.
Les hommes ne mettent guère en pratique les beaux sentiments dont ils font si volontiers parade.
Les femmes sont le ressort qui fait tout mouvoir en ce monde.
Aimer tout et tous, se sacrifier toujours à l'amour, signifie qu'on n'aime personne, qu'on ne vit pas de la vie terrestre.
Mais non, ils entendent nous enseigner la vie, eux qui n'ont aucune idée de ce qu'est le bonheur ! ils ne savent pas que, sans cet amour, il n'y aurait pour moi ni joie ni douleur en ce monde ; la vie n'existerait pas.
La femme, vois-tu, c'est un thème inépuisable : on a beau l'étudier, on rencontre toujours du nouveau.
Je n'ai ni à m'affliger, ni à me consoler. Je suis trop fière pour aimer un homme qui ne m'aime pas.
Tous les bonheurs se ressemblent, mais chaque infortune a sa physionomie particulière.
La tâche essentielle de la philosophie de tous les siècles consiste précisément à trouver le lien nécessaire qui existe entre l'intérêt général et l'intérêt particulier.
Mais le moment est venu où j'ai compris que je ne pouvais plus me leurrer moi-même, que ce n'était pas un crime d'être vivante, que c'était Dieu qui m'avait faite ainsi, que j'avais besoin d'aimer et de vivre.
Tout homme dont l'existence comporte quelque complication s'imagine volontiers qu'il est le seul qui soit obligé d'y faire face ; il devrait se dire que les autres ont les leurs, peut-être encore plus pénibles.
Il me semble bien souvent, dit-elle en guise de réponse, que les hommes ne mettent guère en pratique les beaux sentiments dont ils font si volontiers parade.
Les femmes sont le pivot qui fait tout tourner.
L'épouse, c'est pour le bon conseil, la belle-mère, c'est pour le bon accueil, mais rien ne vaut une douce maman.
Aimer tout et tous, se sacrifier toujours à l'amour, signifie qu'on aime personne, qu'on ne vit pas de la vie terrestre.
Ma seule idée, vois-tu, est de vivre sans faire de mal à personne qu'à moi-même, ce qui m'est bien permis !
Vronski et Mme Karénine, dans l'esprit du peintre, devaient être des Russes importants et riches qui ne comprenaient rien à l'art, comme tous ces Russes riches qui jouent aux connaisseurs.
Vronskï la regarda comme un homme regarde la fleur qu'il a arrachée. Dans cette fleur flétrie, il a peine à reconnaître la beauté à cause de laquelle il l'a cueillie et fait périr.
C'est pour fuir l'idée de la mort qu'on chasse, qu'on travaille, qu'on cherche à se distraire...
Pour instruire le peuple, trois choses sont nécessaires : des écoles, des écoles et encore des écoles.
Tout homme dont l'existence comporte quelque complication s'imagine volontiers qu'il est le seul qui soit obligé d'y faire face il devrait se dire que les autres ont les leurs, peut-être encore plus pénibles.