Peut-être que les gens vous aiment mieux quand ils ne vous connaissent pas. Quand ils peuvent vous modeler à leur désir.

À lire aussi de Cécile Coulon

Le temps avait sur elle l'effet d'une eau glacée sur un linge délicat : en vieillissant, Émilienne se ratatinait.
L'angoisse est un chancre, un rongeur insatiable qui creuse ses galeries dans nos tripes.
C'est donc cela, les pleurs, les vrais. Des blessures en avalanche, les muscles, la peau, les os, le sang, qui tentent de sortir par les yeux, qui fuient ce navire à la dérive, cette épave incapable d'accueillir d'autres matelas que ceux du passé, dont le pont s'est depuis longtemps écroulé sous le poids de ce grelot, énorme à présent, monstrueux, une gigantesque boule qui grossissait encore. C'est donc cela, les pleurs : le sacre du désespoir.
Émilienne ressemblait à ce que la terre avait fait d’elle : un arbre fort aux branches tordues.
Tout ce qui fait battre ton coeur mérite d'être vécu. Tout ce qui te blesse,tout ce qui ouvre des crevasses te donne de l'épaisseur.
Toutes les citations de Cécile Coulon →

Dans la même œuvre

Le monde ne comprendra jamais que les grands hommes ne sont pas ceux qui gagnent mais ceux qui n'abandonnent pas quand ils ont perdu.
Personne ne peut sauver personne, les gens doivent s’extirper d’eux-mêmes, sans attendre qu’une main vienne fouiller en eux pour en sortir le meilleur.
Nous avons trois familles. Celle que l’on rêve d’avoir, celle que l’on croit avoir, et celle qu’on a vraiment. Déjà qu’avec une seule rien n’est simple, pas étonnant que ça craque.
Le goût de la victoire circulait dans sa bouche, bourdonnait dans ses oreilles, infiltrait ses narines et grisait sa pensée. Gagner. Que voulait-il faire de sa vie ? Il voulait gagner. Encore et encore. Jusqu’à vivre dans le vent.
Une chose est sûre, il ne suffit pas de savoir que quelqu'un ne reviendra pas pour cesser de l'attendre.