Peu glorieuse la fuite ? C'est pourtant mieux que de se laisser attraper. Le seul déshonneur, c'est de ne pas être libre.

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Le regard est un choix. Celui qui regarde décide de se fixer sur telle chose et donc forcément d'exclure de son attention le reste de son champ de vision. C'est en quoi le regard, qui est l'essence de la vie, est d'abord un refus.
Les lèvres ont deux rôles. D'abord elles font de la parole un acte sensuel ... les lèvres servent à fermer la bouche sur ce qui ne doit pas être dit.
Se sentir plus intelligent qu'autrui est toujours le signe d'une déficience.
Vous ressemblez à une asperge. Vous êtes longue et mince, votre parfum n'en évoque aucun autre, et rien sur terre n'égale l'excellence de votre tête.
Regardez autour de vous: le monde grouille d'assassins, c'est-à-dire de personnes qui se permettent d'oublier ceux qu'ils ont prétendu aimer. ... L'oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire.
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Ceux qui s'évadent meurent perdus dans un excès d'espace. C'est le paradoxe de l'infini: on pressent une liberté qui n'y existe pas. C'est une prison si grande qu'on n'en sort jamais.
La fuite donne la plus formidable sensation de liberté qui se puisse éprouver.
Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi? Un être qui a compté compte toujours.
Le concept de liberté est un sujet rebattu dont les premiers mots me font bâiller. L'expérience physique de la liberté, c'est autre chose.
Il y a une impossibilité technique à raconter le sublime. Soit on n'est pas intéressant, soit on est comique.