Le capitalisme n'est plus un système de production par le capital, mais un système de production de capital, favorisé par le crédit, les dettes et la création monétaire de banques centrales.
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Pendant des millénaires, la vie des être humains était rattachée au soleil et à la nature. Notre existence n'est désormais plus liée au cycle des saisons et à celui de la terre, nous avons inventé une humanité hors-sol. En France, nous bétonnons l'équivalent d'un terrain de foot toutes les cinq minutes. Cela produit de la laideur, du non-sens et du consumérisme stupide mais cela ne peut nourrir l'humanité, ni physiquement, ni spirituellement. L'amour de la France n'est pas seulement intellectuel et culturel, il est charnel. On ne peut pas demander à des jeunes d'aimer leur pays s'ils ne l'ont jamais vu, s'ils ne le connaissent pas.
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Tous les discours les plus convaincus et les plus lyriques sur les valeurs de la France, sur son histoire et sa mémoire qu'il faudrait transmettre aux jeunes gens venus d'ailleurs, ne sont que du vent pour qui ne se préoccupe pas d'abord de restaurer la mémoire vivante de la France à travers ses paysans, ses artisans et ses petites entreprises.
Aujourd’hui, dans notre pays, le juif a été remplacé par le musulman. Il ne s’agit pas d’introduire une concurrence nauséabonde entre minorités. Mais plutôt de tirer les leçons d’un passé qui ne passe pas.
La fracture qui se dessine n’est pas seulement entre les villes et les campagnes. Elle s’insinue au cœur de nos vies. Entre ceux qui doivent continuer à sortir pour travailler, certains de plein gré, d’autres contraints et forcés, et la peur au ventre. Entre ceux qui vont continuer à être payés et ceux qui n’ont plus rien. Entre ceux qui, confinés chez eux, sont au chômage technique et ceux qui doivent, depuis leur ordinateur, assurer le même travail que s’ils étaient au bureau, dans un pays en état de marche. Entre ceux, enfin, qui ont des enfants et ceux qui n’en ont pas.
Le droit à ne pas être offensé s'est transformé, sous l'action des minorités agissantes, en injonction à se taire.
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Depuis trente ans, certains décrètent que, pour accueillir les nouveaux venus, il faut se dépouiller de ce qui fait de nous des français. Ils s'imaginent ainsi que l'on ne peut accueillir l'autre que si l'on n'est plus qui l'on est. C'est pourtant le contraire. Si l'on prend la définition de la nation de Renan, celle-ci est une volonté politique, un plébiscite renouvelé tous les jours, qui s'appuie sur ce qu'il appelle un "legs de souvenirs".
Nous avons tous besoin de modèles, de nous identifier à d'Artagnan, Cyrano ou Julien Sorel. Si l'école ne leur donne pas cette possibilité-là, nos jeunes iront chercher leurs modèles ailleurs, dans les jeux vidéo, les blockbusters américains et au sein de l'État islamique. Il faut redonner du sens et développer un humanisme nouveau, c'est-à-dire une très haute idée de ce qu'est l'être humain et de ce que doit être sa vie.
Il faut savoir ce qu'a été la France pour tracer un destin et inventer ce qu'elle doit être.