Il répéta la bonne blague mexicaine, pas tout à fait réussie, en anglais, tapant sur le bras de l'agent dont la mâchoire pendait de surprise et qui lui faisait des yeux blancs. « On m'a dit que la terre tourne, alors j'attends que ma maison passe par ici. »
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Parfois l'enfant ne sait pas dire son chagrin, - \r\nMais il entend, le soir, les étranges présages - \r\nQui annoncent aux pierres blessées, à même le sol, - \r\nLeur libération, où il apprend que les pierres - \r\nCœurs brisés, ont parfois l'éclat dur d'un langage. - \r\nLe bruit de la mer rugit au vestiaire - \r\n- Et un reproche ; mais cela même est rassurant : - \r\nUn reproche de moins entre lui et la mort… - \r\nEt là, sur le tapis devant la cheminée, - \r\nIl regarde l'enfer et voit son avenir - \r\n- Qui sait, peut-être une chambre de chauffe ?- - \r\nPourtant, l'enfant, je pense, a connu des fous-rires - \r\n(On dit que de la vie ce sont les seuls remèdes), - \r\nEt puis, n'eût-il pas survécu, - \r\nSaurait-il que Rimbaud a connu ces chagrins, - \r\nRimbaud dont l'âge d'homme aussi, comme le sien, - \r\nFut déserté d'amour et privé de langage ?\r\n
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À lire aussi de Malcolm Lowry
Il ne cesse de lire, le poète à venir, - \r\nPeut-être justement dans cette anthologie - \r\n\r\nRévisée (car elle le sera, d'ici dix ans, - \r\nCe qui laisse à notre poète - \r\nTout le temps qu'il faut pour grandir) ; - \r\n\r\nBien qu'il ne cesse de lire, il ne comprend toujours pas - \r\nMême dans son pays, il se sent « à côté » - \r\n\r\nIl lit comme s'il écrivait entre les lignes - \r\nLignes d'autrui où il devine - \r\nBien peu de sens ou de folie. - \r\n\r\nPar rapport au démon de tous ces gens, ses forces - \r\nSont comme le soutier par rapport au marin. - \r\n\r\nIl lit mais il ne comprend rien - \r\n\r\nSauf dans quelque fragment d'une biographie - \r\nOù il est écrit : « se donna la mort ».
Je n'ai pas de maison, seulement de l'ombre. Mais quand vous aurez jamais besoin d'ombre, mon ombre est la vôtre.
Les tourments de l'enfer sont implacables, vifs - \r\nSont les feux de l'enfer ; et pourtant les vautours - \r\nS'arc-boutant contre l'air pour virer sur leur aile - \r\nSont plus beaux que le vol plané de ces mouettes - \r\nAbandonnées au vent dans la fraicheur du jour - \r\nPlus beaux que les ventilateurs dans les asiles - \r\nQui par leur soyeux va-et-vient - \r\nTissent à l'espoir un destin ; - \r\nEt jamais l'espoir n'a lancé - \r\nSa gageure aussi haut que l'illusion vitale - \r\nQui chevauche le vol du vautour. Si la mort - \r\nPeut voler pour l'amour de voler, est-il rien - \r\nQue la vie, pour l'amour de mourir, ne pût faire ? - \r\n\r\n
Cependant sa soif demeurait encore inapaisée. Peut-être parce qu'il buvait, non de l'eau, mais de la légèreté, et de la promesse de légèreté ? Peut-être parce qu'il buvait, non de l'eau, mais de la certitude de clarté ? Certitude de clarté, promesse de légèreté de lumière, légère, lumière et encore, de lumière, légère, lumière, lumière, lumière !